Votre navigateur est obsolète ! Essayer d’ouvrir cette page web sur un autre navigateur.
Aller au contenu
Hantologie pour les débutant·es
Hantologie pour les débutant·es

Hantologie pour les débutant·es , Boris Eldagsen , rencontres photographiques de Maillon+

Maillon+, l’association des spectateur·rices du Maillon, vous propose une visite guidée d’exposition à La Chambre.

Boris Eldagsen est un artiste et philosophe allemand vivant à Berlin, dont les travaux récents explorent l’usage de l’intelligence artificielle pour générer des images. Il explore dans ses recherches les mécanismes de l’inconscient, usant de ses formes d’expression pour élaborer des œuvres et des univers qui relèvent de l’onirisme.

Boris Eldagsen investit ses 30 années d’expérience en tant que photographe et artiste dans le prompting et la postproduction. Il est l’inventeur du vocable promptography, soit une écriture qui procède du prompt, cette « invite » – instruction ou série de données – adressée aux systèmes d’IA pour générer des créations en image, vidéo ou tout autre forme de média. Dans sa dernière exposition en tant que commissaire, Photography vs. Promptograpy, il enjoignait la photographie à s’interroger sur ses perspectives et rôles à l’ère de l’IA. Sa prise de parole à l’occasion des Sony World Photography Awards et son refus du prix décerné dans la catégorie Creative Open en 2023 ont porté le débat sur l’intelligence artificielle en la matière sur la scène internationale.

Pour le projet Hantologie pour les débutant·es, Boris Eldagsen investit deux lieux strasbourgeois : La Chambre et La Cryogénie. Chaque lieu est pensé comme un chapitre de sa recherche sur l’intelligence artificielle et son usage dans l’art. Une œuvre grand format se déploie également sur la façade de l’Atrium, sur le campus de l’Esplanade. L’exposition réunit un ensemble d’images et vidéos sonores générées par l’IA, en une installation conçue spécifiquement pour les lieux investis.

Le premier chapitre de l’exposition, Quelque chose manque et vous le savez, est habité par un questionnement qui apparaît en filigrane tout au long de l’exposition : que se passe-t-il lorsque la photographie perd sa matérialité et est réincarnée par le biais de l’intelligence artificielle ? Lorsqu’un artiste produit non plus avec un appareil photo mais avec un ordinateur ?
Le deuxième chapitre, La sensation demandée n’est pas disponible, est pensé comme une installation inédite ; l’artiste s’approprie et réinvente entièrement l’espace qui lui est confié. Le propos ne se limite non plus seulement à la photographie, mais à la création artistique de manière générale, questionnant l’écart entre la production artistique artisanale et celle réalisée par le biais de l’intelligence artificielle.
En parallèle, Boris Eldagsen présente sa série de vidéos AI Art Rant, primée dans différents festivals dédiés aux vidéos réalisées avec l’IA.

Le titre de l’exposition reprend un concept philosophique et culturel défini par Jacques Derrida dans son ouvrage Spectres de Marx, publié en 1993 : hantologie. Il combine les mots hanter et ontologie (« partie de la philosophie qui a pour objet l’élucidation du sens de l’être (1) ») et décrit la présence persistante d’éléments du passé ou de futurs non advenus qui continuent à façonner le présent, comme s’ils étaient des fantômes.
Cette référence à Derrida incite le spectateur·rice à faire le lien avec la manière dont l’IA crée des images, et questionne la nostalgie communément partagée par les extrêmes droites, d’un passé glorieux qui n’a jamais été.

janv

S’inscrire à la newsletter

Cette adresse a été ajoutée aux destinataires de la newsletter.

Pour recevoir une newsletter thématique, précisez vos centres d'intérêt.